dimanche 21 mars 2010

Rêve, porte de l'au-delà

Par Jean Prieur



Le rêve, ce cinéma permanent, occupe dans notre vie une place importante, fondamentale. Le sommeil n'est pas un état d'inconscience. C'est au contraire dans le sommeil que nous sommes le plus actifs mentalement. L'imagination et la mémoire acquièrent alors une puissance qu'elles ne possèdent pas à l'état de veille. Parce que le sommeil est une condition dans laquelle on est coupé du monde physique, on peut entrer en relation avec le monde métaphysique, ce monde qui nous entoure et qui est aussi au dedans de nous. Bergson a dit que dans le sommeil on se désintéresse ... on se désintéresse surtout du monde matériel et corporel. C'est alors que l'on peut entrer en contact avec ce monde des esprits peuplé d'intelligences bénéfiques ou maléfiques. C'est selon! Selon notre tonalité personnelle. Les pensées basses attirent les entités mauvaises, les pensées altruiste attirent les entités supérieures.

Est-ce à dire que tous les rêves soient des incursions dans le monde des esprits? Certainement pas! Nombreux sont les rêves d'origine physiologique: mauvais digestion, désirs sexuels. Mauvaise position du dormeur. Ces rêves là, enfants chéris des psychanalystes, ont été suffisamment étudiés. Ils n'entrent pas dans notre sujet. Pas plus que ces rêves qui sont la liquidation de notre journée, l'évacuation de notre trop-plein.

Nous ne parlerons que des rêves qui, par leur valeur prémonitoire spirituelle, pédagogique, constituent de véritables communications. Ces rêves-là sont les messages de ceux qui n'en reçoivent pas.

Les disparus nous transmettent leur pensées soit sous la forme élaborée des messages, soit sous la forme diffuse du rêve. Rares sont les personnes qui reçoivent des messages. Mais tout le monde rêve. Par le rêve, nous pouvons en quelque sorte suivre l'évolution de ceux qui nous ont précédés. Le cadre dans lequel ils apparaîtront, la lumière qui sera autour d'eux, leur expression et leurs paroles seront autant d'indices sur leur situation actuelle dans le monde métaphysique.

Par exemple, quelques mois après le décès d'une amie, je rêve d'elle. Je la rencontre aux Tuileries dans la partie du jardin proche de la station de métro qui porte le même nom. Je sais qu'elle est morte et je trouve tout à fait normal qu'elle circule dans Paris bien coiffée, bien habillée comme de son vivant. Il fait un temps gris, sans luminosité. Nous commençons à marcher en direction de la Concorde. Alors je lui demande:

- Comment est-ce là-bas ? Vous vous y plaisez ?

Elle me donne cette réponse qui me laisse stupéfait:

- Je m'ennuie un peu.

Je n'ose lui demander pourquoi et nous continuons à marcher. Nous parlons de choses intimes, mais qui concernent ce monde. Nous arrivons gare St. Lazare... Je n'ai pas encore osé la questionner sur l'autre vie. Au seuil de la Galerie des Marchands, parmi la foule, il y a deux dames. Je ne les connais pas, mais je sais que c'est la mère et la fille. Elles savent que mon amie n'est plus de ce monde et ne manifestent aucune surprise de la rencontrer. Elles s'embrassent et elles disparaissent toutes les trois. Et je me retrouve tout seul, tout perplexe, furieux contre moi-même de ne pas l'avoir interrogée sur l'autre monde.

Les rêves de ce genres présentent toujours les mêmes caractéristiques:

1) Ils arrivent le matin.

2) Sans doute parce qu'ils arrivent le matin, on s'en souvient parfaitement. Ils laissent dans notre mental la même trace durable et profonde qu'un souvenir réel.

3) Ils présentent une logique remarquable, une continuité sans failles. Il n'y a pas dans ce genre de rêves la succession chaotique de scènes invraisemblables. Tout se déroule comme dans un film bien construit.

4) Ils ont une telle intensité, une telle réalité qu'ensuite on a l'impression de les avoir vécus réellement. Ils deviennent partie intégrante de notre existence. Nous ne les oublierons jamais.

Les rêves de ce genre ont même plus de valeur que certains messages car le rêve est toujours spontané. Il ne peut être provoqué par le rêveur. Il surgit toujours de façon imprévisible, gratuite. "Seul porte le sceau divin ce qui est donné" a dit Roland de Jouvenel. Or, le rêve est toujours donné. Ce n'est pas le terrestre qui évoque, c'est plutôt lui qui est évoqué. Le conscient ne joue aucun rôle. Aucun élément matériel n'intervient: pas de table, pas de planchette, pas de crayon. Comme le message non-spirite, il se produit dans des circonstances qui ne sont ni collectives, ni expérimentales, ni spectaculaires. Comme dans les messages non-spirites, c'est l'amour qui établit le contact. Nous allons donc examiner différents rêves, qui m'ont été rapportés par des personnes sur Internet. Les titres sont de mon invention, mais les faits sont exacts.

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